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La sélection de la 1ière édition

admin 01/04/2012 Comments Off on La sélection de la 1ière édition
La sélection de la 1ière édition

OUVERTURE : EN COMPÉTITION

OU EST L’AMOUR DANS LA PALMERAIE ? de Jérôme Le Maire / Belgique / 85 minutes / 2007

Jérôme a fait le choix de quitter la Belgique et vit depuis un an et demi avec sa femme et leurs deux filles dans une palmeraie du sud du Maroc… Une question le hante : Où est l’amour dans cette palmeraie ? Il semble caché, voilé, enfoui…

Mais si Jérôme s’interroge, tente de comprendre et de s’intégrer dans une autre culture qui le bouscule un peu, son nouvel ami, Mansour, cherche l’amour d’une manière bien concrète : il veut trouver une femme et prochainement se marier. Leurs deux enquêtes vont s’éclairer et se nourrir mutuellement.

FILMS EN COMPÉTITION INTERNATIONALE

ABOUT HOME de Anna Giralt Gris / Espagne, Liban / 68 minutes / 2008

About Home plonge son regard dans un camp de réfugiés palestiniens de Beyrouth, 60 ans après la création de l’état d’Israël, synonyme de “Nakba” : l’exil forcé pour une population dont le droit au retour sur ses terres reste le point d’achoppement majeur des négociations en cours au Proche-Orient.

Ces réfugiés palestiniens vivent depuis dans un no man’s land : ni citoyens palestiniens, ni citoyens libanais, ils n’ont pas accès aux systèmes d’éducation et de santé, leur vie est administrée par une agence de l’ONU.

 About Home nous montre au plus près ce que signifie vivre ou survivre comme un réfugié depuis plus de 50 ans. À travers la vie quotidienne d’une famille, dont les membres ne nous cachent ni leurs peurs ni leurs espoirs. En partageant leurs fêtes et leurs disputes, tous ces moments d’intimité où se révèlent leur personnalité respective.

LES ANGES DE LA PISTE de Rémy Ricordeau / France, Chine / 75 minutes / 2008

La troupe de cirque « Fei Fei » sillonne les routes de la province chinoise du Shanxi pour tenter de vivre de cette activité traditionnelle de divertissement populaire.

Mais les bouleversements économiques et sociaux du pays précarisent tous les jours un peu plus la vie de la troupe : le public rural, majoritairement impécunieux, se fait de moins en moins nombreux ; et le matériel se révèle toujours plus défectueux, à défaut de pouvoir être remplacé.

Entre spectacles et déplacements, ambiances foraines et véhicules en perdition au bord des routes, moments de joie, de peine ou de fatigue, la troupe est ainsi confrontée aux rudes conditions d’existence des campagnes chinoises.Une métaphore de la Chine rurale contemporaine….

LE CHAMAN, SON NEVEU… ET LE CAPITAINE de Pierre Boccanfuso / France, Philippines / 87 minutes / 2008

Sur l’île philippine de Palawan, Medsinu succède à son père en devenant le chaman d’une société isolée, vivant en forêt. A la fois guérisseur et juge de droit coutumier, Medsinu perpétue les traditions ancestrales. Il doit faire face aux pressions croissantes du monde moderne incarné par les Visaya, philippins vivant sur la côte à la lisière de la forêt.

 A la mort de son père, Issad devient chef de famille mais tombe malade. Ne pouvant plus assurer les durs travaux de la terre, il va sur la côte et intègre la milice du capitaine, responsable du district et représentant du gouvernement philippin. Pour soigner son mal, Issad doit alors choisir entre la médecine traditionnelle palawan et la médecine moderne, avec une éventuelle opération à la ville lointaine. Va-t-il braver l’interdit du chaman opposé à la médecine moderne et aux traditions Visaya ?…

 Derrière les péripéties de la vie de chaque personnage du film, c’est l’avenir de la société Palawan, sa survie ou sa disparition, qui se joue sous les yeux du spectateur.

THE MOTHER de Antoine Cattin et  Pavel Kostomrov / Russie, Suisse / 80 minutes / 2007

Liouba, qui vivait au sud de la Russie, a fui son mari violent, emportant avec elle ses neuf enfants. Elle vit désormais au nord du pays, dans un village de la campagne russe. Elle élève seule ses enfants, secondée par sa fille aînée Alesia. Les deux femmes travaillent à la ferme. Tout leur amour, elles le donnent à leurs enfants. Suivant leur instinct maternel, elles prennent sous leur protection un dixième petit garçon: Sacha, âgé de trois ans. Parce que Sacha est livré à lui-même, rejeté par sa mère, parce que Liouba appartient aux gens qui se sacrifient au nom de leur amour.

 C’est un film sur des femmes fortes, avec tous leurs espoirs ; sur des enfants fragiles, avec toute leur innocence ; sur des hommes faibles, avec tous leurs défauts. Et au cœur de ces relations, un paradoxe : dans les mains de ces femmes fortes, ces enfants innocents deviennent ces futurs hommes faibles. Surtout, c’est un film sur l’amour, celui qui fait souffrir : quand un immense amour ne trouve pas de cible ou quand un immense besoin d’amour n’est pas comblé.

PUISQUE NOUS SOMMES NES de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana /  France, Brésil / 90 minutes / 2008

Brésil. Nordeste. État du Pernambouc. Une immense station-service au milieu d’une terre brûlée, traversée par une route sans fin.

Cocada et Nego ont 14 et 13 ans.Cocada a un rêve, devenir chauffeur routier. Il dort dans une cabine de camion et, la journée, il rend service et fait des petits boulots.

Nego, lui, vit dans une favela, entouré d’une nombreuse fratrie. Après le travail des champs, sa mère voudrait qu’il aille à l’école pour qu’il ait une éducation, mais Nego veut partir, gagner de l’argent. Le soir, il rôde à la station, fasciné par les vitrines allumées, les commerces qui vendent de tout, la nourriture abondante. Avec son copain Cocada, ils regardent le mouvement incessant des camions et des voyageurs. Tout leur parle de ce grand pays dont ils ne savent rien.

Avec cette singulière maturité qu’on acquiert trop tôt dans l’adversité, ils s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Leur seule perspective : une route vers São Paulo, vers un ailleurs.

A ROAD TO MACCA (Le voyage de Muhammad Asad) de Georg Misch / Autriche / 92 minutes / 2008

Au début des années 20, Leopold Weiss, juif viennois, prend la route du Moyen-Orient. Il y est fasciné par le désert, et l’Islam devient son nouvel horizon spirituel. Il abandonne ses racines juives, et se convertissant à l’Islam, prend le nom de Muhammad Asad.

 Il devient alors une des personnalités musulmanes majeures du 20ième siècle, d’abord en tant que proche conseiller du roi d’Arabie Saoudite, puis en traduisant le Coran en anglais. Asad est aussi un des cofondateurs du Pakistan, avant de devenir l’Ambassadeur de cet état à l’ONU.

 Le réalisateur retourne sur les pas de ce personnage hors du commun. Du désert de la péninsule arabique au site new-yorkais de Ground Zero, en passant par le Pakistan et le Maroc, il découvre un homme qui n’avait pas soif d’aventure, mais qui voulait jouer un rôle de médiateur entre l’Orient et l’Occident.

STRAWBERRY FIELDS de Ayelet Heller / Israël, Palestine / 60 minutes / 2007

Voilà un film où un champ de fraisiers fait souffler un courant de fraîcheur sur le conflit qui secoue depuis des décennies, les territories occupés.

 La réalisatrice approche sa camera de ces petits fruits rouges et de tous les hommes qui en prennent soin, de la plantation des graines dans la terre de Gaza jusqu’à leur exportation sur les étals des boutiques européennes les plus chics. Envers et contre tout : le retrait de Gaza des colons israéliens, la victoire du Hamas aux élections et même les bombes qui continuent de tomber autour de leur précieux carré vert.

 Ici, l’occupation et les petits arrangements politiques mettent au défi ceux qui veulent cultiver leur terre et vivre de leurs jolis fruits, mais dans cette comédie douce-amère, Dame nature n’est pas une des moindres forces sur le terrain…

THE RED CARD de Mahnaz Afzali/ Iran / 74 minutes / 2007

“Carton rouge” évoque une des affaires criminelles les plus complexes et les plus controversées de l’histoire récente de la justice iranienne. Shahla Jahed, une femme de 34 ans, tombée fou amoureuse d’un célèbre joueur de football iranien vit une histoire d’amour avec lui, avant de se retrouver accusée d’avoir assassinée la femme de son amant.

 La réalisatrice n’a pas seulement filmé les séances du procès, elle a aussi réussi à obtenir des deux protagonistes des moments de confession intimes dont la franchise défie les tabous les plus inavouables de la société iranienne.

TRANSASYA de Bingöl Elmas / Turquie / 82 minutes / 2008

Chaque semaine, les wagons du “TransAsia” relient deux pays voisins : la Turquie et l’Iran. Le TransAsia est différent des autres trains. Parce qu’il traverse deux pays orientaux dont les relations oscillent entre amitié et conflits. De chaque côté de la frontière, les deux peuples se connaissent mal, malgré le passé en commun et les valeurs qu’ils partagent.

 Le film raconte les parcours de vie, à la fois simples et originaux de différents passagers. Au fil de leurs dialogues et de l’atmosphère particulière qui entoure ce voyage, le film capte l’évolution de leur réflexion sur l’état du monde. Un périple de trois jours qui peut transformer la trajectoire personnelle de chaque voyageur.

YINDABAD de Marıano Agudo et Roi Guitián / Espagne, Inde / 55 minutes / 2007

 Sardar Sarovar est un impressionnant mur de ciment de 121 mètres de haut, qui stoppe le courant du fleuve Narama. Le  projet pharaonique de “Développement de la vallée du Narmada” prévoit la construction de plus de 300 barrages, dont certains atteindraient des dimensions comparables. Plus de deux millions et demi de personnes sont menacés de perdre leur habitation et leur moyen de subsistance, la plupart appartiennent à la tribu des Adivasis.

Les femmes ont les premières, pris conscience de l’importance du désastre, et pris la tête d’un combat, forcément inégal contre les intérêts du gouvernement et des grandes entreprises. Est-ce vraiment la seule voie de développement ? La situation dans la vallée du Narmada illustre parfaitement la bataille qui s’annonce la plus importante du XXième siècle : celle pour le contrôle de l’eau et des ressources naturelles.

 

CLÔTURE : HORS COMPÉTITION

CHACUN SA PALESTINE de Nadine Naous et Léna Rouxel / Liban, France / 57 minutes / 2006

Sabrina, Rawad, Said et d’autres jeunes réfugiés palestiniens nés au Liban entrent dans le studio de photographe un à un. Les règles du jeu sont simples.  Chacun choisit sa photo parmi quatre paysages de villes mythiques : New – York, Paris, Beyrouth et Jérusalem.

Chacun se raconte, se projette et s’interroge. Ils ont en commun  la nostalgie d’une terre qu’ils ne connaissent pas et qu’ils ne connaîtront peut-être jamais : La Palestine.

 

PROGRAMMATIONS THÉMATIQUES

 

PROGRAMME SCOLAIRE

 

PROJECTIONS EN PLEIN AIR

 

 

 

 

 

 

 

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