Festival international de documentaire d'Agadir - 5ième FIDADOC du 22 au 28 avril 2013
Fidadoc.org

La Ruche

LES ACTIVITÉS DE LA RUCHE DOCUMENTAIRE 2013

 

Un partenariat stratégique 

Aujourd’hui, le FIDADOC se présente comme un outil dédié à dynamisation et la structuration d’un tissu d’auteurs et de producteurs indépendants dans notre pays.

C’est  le sens de notre partenariat stratégique avec la seconde chaîne nationale de télévision, 2M, avec qui nous partageons deux objectifs principaux :

- Identifier les documentaristes marocains de demain, les accompagner dans le développement de leurs projets ;

- Faire émerger une génération de producteurs, capables de travailler dans les conditions de production marocaines, mais également de saisir les opportunités offertes dans le cadre de coopérations euro méditerranéennes.

L’appel à projet

Pour cette édition 2013, le FIDADOC lance un nouvel appel à projets en direction des réalisateurs et des producteurs marocains. Plus largement, il s’agit d’encourager les vocations chez les étudiants, cinéphiles et amateurs du genre désireux de réaliser un premier film documentaire, de provoquer une émulation entre les principales écoles de cinéma, d’audiovisuel et d’art.

Cet appel est également ouvert aux auteurs d’autres pays du Maghreb dont la candidature est relayée par nos partenaires en Algérie et en Tunisie.

Les rencontres professionnelles

Les projets les plus avancés (une dizaine) seront examinés par un panel de producteurs, de chaînes de télévision, de responsables d’ateliers de formation et de réalisation, de fonds institutionnels et de festivals internationaux. Parmi ces professionnels invités à Agadir pour rencontrer les auteurs sélectionnés, des fidèles du FIDADOC (TV2M, AFRICADOC ou le FIDLab, plateforme professionnelle de soutien à la coproduction organisée par le FID Marseille), mais aussi de nouveaux venus dont nous avons sollicité l’expertise : IDFA Academy, Dok Leipzig, ECLA…

Une « Ruche » Documentaire

Comme l’an dernier, nous accueillerons une vingtaine d’apprentis documentaristes de tout le Maroc à venir à Agadir rencontrer de manière privilégiée les professionnels présents au FIDADOC.

Quelque soit leur niveau d’avancement, les projets seront tous étudiés avec soin par des intervenants missionnés pour sélectionner dans ce vivier, les candidats marocains aux prochaines résidences d’écriture du réseau AFRICADOC.

 À l’issue d’entretiens personnalisés avec un panel de trois réalisateurs formateurs (Jean-Louis Gonnet et Sellou Diallo d’AFRICADOC, Jean-Luc Cohen des Ateliers du Réel), plusieurs auteurs seront présélectionnés pour la résidence d’écriture panafricaine que nous organiserons en septembre à Safi avec les associations Likaa et Krysalide Diffusion.

Nous sommes convaincus que de retour au sein de leur école, université, environnement culturel ou professionnel, tous les auteurs participants à cette Ruche sauront « polleniser » l’expérience acquise à Agadir.

> Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de producteurs

Innovation de cette édition, nous proposons que de jeunes producteurs marocains (5/6) puissent assister aux rendez-vous collectifs et individuels entre les porteurs de projets et nos experts (avec leur accord). En effet, il nous semble essentiel de les associer le plus tôt possible au processus de développement des projets.

Nous consultons nos partenaires professionnels sur la meilleure manière de les accompagner dans leur parcours professionnel : parrainage par des collègues expérimentés, formations complémentaires, attribution de bourses afin d’effectuer des  stages d’immersion dans des sociétés de production étrangères ?

> Un lieu d’échanges et de formation

Comme l’an dernier, les participants aux Rencontres professionnelles et à la Ruche documentaire bénéficieront d’un programme d’ateliers et de conférences qui commencera par 3 demi-journées seront réservées à des études de cas de films réalisés dans des cadres « alternatifs » aux sociétés de productions classiques :

- Le réseau AFRICADOC coordonné par Ardèche Images, actif dans une quinzaine de pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest ;

- Les Ateliers de réalisation « Bejaïa Doc » animés par les associations Cinéma et mémoire (Algérie) et Kaïna Cinéma (France) ;

- Les ateliers Varan qui se sont déroulés en 2011 et 2012 en Égypte en association avec la coopérative de production cairote SEMAT.

Notre objectif est de prendre le temps de décortiquer avec leurs auteurs et les responsables des structures concernées, le processus d’écriture et de fabrication de ces films, de détailler les conditions concrètes de leur production et les conséquences induites sur la réalisation.

Nous sommes convaincus que les participants à notre Ruche documentaire ont beaucoup à apprendre de ces expériences menées dans des pays aux conditions de production comparables au Maroc.

Les matinées suivantes permettront d’autres partages d’expérience avec les réalisateurs et producteurs de certains films projetés en sélection officielle. Une opportunité unique pour tous les apprentis documentaristes présents à Agadir de rencontrer dans un cadre privilégié nos invités professionnels : producteurs, diffuseurs, financeurs, représentants de festivals, journalistes, enseignants…

> Des réunions de travail sur la formation, l’insertion professionnelle, et la coopération internationale

Pour compléter cet éventail d’activités, le FIDADOC abritera plusieurs réunions publiques (ou parfois plus informelles) incitant à la réflexion collective sur des sujets capitaux pour l’avenir du cinéma documentaire au Maroc.

Nous souhaitons réunir à Agadir des représentants de l’ESAV de Marrakech, l’Université de Tétouan, la Faculté poly-disciplinaire de Ouarzazate – et tout autre établissement supérieur marocain intéressé par la formation au film documentaire -, à venir dialoguer avec le principal professeur du Master 2 de réalisation documentaire de l’Université Gaston Berger à Saint-Louis du Sénégal, devenu la référence au niveau continental. L’occasion d’élaborer des propositions concrètes sur la formation et l’insertion professionnelle de leurs lauréats respectifs tant au Maroc qu’à l’échelle du Maghreb et de l’Afrique.

 Nous avons également sollicité ECLA, l’agence culturel du Conseil régional d’Aquitaine (jumelée avec la région Souss Massa Draâ) pour alimenter notre réflexion sur le développement d’un pôle audiovisuel dans la région Souss Massa Draâ.

 Enfin, l’A.C.E.A. accueillera ses homologues algériens (l’association Cinéma et Mémoire de Bejaia) et tunisiens (l’Association Tunisienne d’Action Cinématographique et la principale école de cinéma à Tunis, l’ISAMM). La 5° édition du FIDADOC doit constituer la première étape d’une coordination à l’échelle du Maghreb qui nous permette d’engager des coopérations concrètes dans les domaines de la diffusion du cinéma documentaire, de la formation et de l’insertion professionnelle, tout en restant parfaitement conscients des particularités du secteur audiovisuel dans chacun de nos pays.

Un séminaire en association avec le CNDH

Le FIDADOC et sa fondatrice ont largement contribué à améliorer la visibilité du cinéma documentaire au Maroc. Afin de répondre plus largement à la curiosité, à la soif de découverte des publics scolaires, universitaires et associatifs du pays, le CNDH propose d’organiser dans le cadre de sa plateforme citoyenne pour la promotion de la culture des droits de l’Homme, un séminaire dédié au « Cinéma documentaire, vecteur de promotion et d’éducation aux Droits de l’Homme ». En effet, pour revenir au credo de Nouzha Drissi : « les films documentaires nous offrent une fenêtre sur le monde contemporain, les hommes, les cultures et les mutations qui les affectent. En cela, ils jouent un rôle essentiel et pédagogique dans l’évolution des mentalités. »

Ce séminaire sera l’occasion de rassembler à Agadir, des acteurs sociaux et culturels désireux de sensibiliser les citoyens marocains aux valeurs humanistes à travers le cinéma :

- Représentants des 13 Commissions Régionales des Droits de l’Homme, membres d’associations déjà engagées dans des projets d’éducation populaire, enseignants des formations universitaires existantes dédiées au cinéma documentaire et aux Droits de l’Homme ; partenaires professionnels « naturels » : Fédération nationale des Cinés Clubs, festivals…

- Représentants d’institutions (Ministères concernés, CCM, collectivités locales), mais aussi de fondations d’entreprises et de mécènes, susceptibles de soutenir un futur plan d’actions.

A cette occasion, l’A.C.E.A défendra la création de deux outils d’action culturelle indispensables à une diffusion cinématographique non-commerciale, toute l’année et sur tout le territoire national, dans les villes comme les zones rurales :

  • Un Centre de ressources du cinéma documentaire « Nouzha Drissi » qui aurait la vocation de rassembler une vidéothèque conséquente, une bibliothèque et des compétences variées dans le domaine de la formation professionnelle et de l’animation culturelle (cinéastes, critiques, enseignants, techniciens)  ;
  • Un CNA Maroc (Cinéma Numérique Ambulant), qui pourrait s’associer au CNA Tunisie en cours de création, afin de mutualiser la formation des équipes et le coût des achats de droits des films.