fidadoc.org

Editos

download

Salah El Malouki, Président de la Commune d’Agadir

2008-2016 : le FIDADOC a 8 ans. Ces années ont fait de ce festival un rendez-vous incontournable de la ville d’Agadir. Mieux, il est devenu un rendez-vous cinématographique et artistique de niveau national et international dans lequel on retrouve les cinéastes les plus en vue dans le monde. Il jouit également d’une couverture médiatique nationale et internationale importante, qui sert le rayonnement culturel et touristique de la ville d’Agadir.

A l’occasion du FIDADOC, toute la ville et ses quartiers populaires s’animent et accueillent à bras ouverts le cinéma documentaire et les cinéastes venus des cinq continents. C’est pourquoi nous tenons à remercier toute l’équipe qui veille à la programmation du festival, à la Compétition officielle comme aux matinées scolaires et aux projections en plein air.

Votre détermination à réussir ce festival, à faire de cet événement, un rendez-vous culturel et artistique annuel important pour la ville d’Agadir, nous motive au sein du conseil communal et nous décide à accompagner sans failles vos efforts et à soutenir vos prochaines éditions.

Enfin, je me permets en mon nom propre et au nom de celui de tous les membres du Conseil Communal d’Agadir de souhaiter la bienvenue à tous les participants de cette huitième édition. Je tiens également à leur souhaiter, un excellent séjour parmi nous et des échanges culturels et artistiques positifs et constructifs.

Reda Benjelloun, directeur des magazines d’information et du documentaire à TV2M

Thérapie de Doc.

Rien n’est plus réjouissant pour un pays que de voir sa jeunesse désirer, entreprendre et accomplir.

Sans crier gare, de jeunes réalisateurs Marocains, camera à l’épaule ont décidé de se raconter, de nous raconter… Films à la première personne, regard sur le réel, interrogation sur notre histoire, nos valeurs, notre citoyenneté, nos différences et notre identité plurielle…En moins d’une décennie, le cinéma marocain et plus particulièrement le cinéma documentaire renait.

Des écoles ouvrent leurs portes, des lauréats réalisent, des festivals programment, des chaines de télévision diffusent en prime time ce genre que l’on appelle  le « cinéma du peuple »… et au cœur de ce foisonnement une jeunesse qui ne sait manifester son militantisme qu’avec passion.

A l’heure où les extrêmes s’expriment à visage découvert, que nos valeurs deviennent des marchandises quantifiables au nombre de clic, quand la toile devient le miroir de nos folies, nos errements et nos excès… le documentaire plus que jamais devient un antidote.

Et sans nul doute, Le FIDADOC, ce « passeur  » de culture qui nous ouvre des horizons inattendus vers l’Afrique et le reste du monde participe à l’enracinement de la culture et des droits de l’homme. Il est l’élément actif de cette Thérapie de Doc.

Hind Saïh, présidente du FIDADOC

7 ans, c’est l’âge de raison… C’est aussi le temps qu’il aura fallu au FIDADOC pour voir le jour, grandir, comprendre de ses erreurs, subir le destin, se réinventer et s’améliorer. Aujourd’hui, le FIDADOC a trouvé son public, de plus en plus élargi et divers. Il a réussi à asseoir une reconnaissance nationale et internationale. Il s’est imposé comme un évènement incontournable pour ce qui est de la culture du cinéma documentaire, mais également à l’échelle de tous les créateurs qui y trouvent inspiration, rencontre et encadrement professionnel.

Nous sommes fiers d’être au rendez-vous tous les ans, malgré – ou grâce – au pari renouvelé, pour répondre à un besoin, à un désir de partage, d’apprentissage et d’ouverture sur les autres mondes. Nous sommes heureux de passer grâce, à vous, public citoyen et avec l’aide de nos partenaires, fidèles et nouveaux, ce cap symbolique et de célébrer avec vous cette 7ème édition.

Hicham Falah, délégué général du FIDADOC

Familles, je vous filme

D’année en année, le champ de la création documentaire ne cesse de s’élargir, flirtant avec la fiction comme le cinéma expérimental, se nourrissant avec avidité de tous les autres arts visuels.

L’ambition de la programmation du FIDADOC est d’accompagner cette dynamique, avec pour cette édition comme principaux fils conducteurs, la filiation et les liens du sang, filmés avec l’intimité incroyable qu’offrent les nouveaux outils de prises de vues.

De nombreux cinéastes, souvent très jeunes, ont choisi de tourner leur caméra vers des parents, un couple d’amis, des familles qui protègent mais aussi qui empêchent, et surtout les familles que l’on se choisit pour monter sur scène s’exprimer artistiquement, rejoindre le front d’une guerre ou tout simplement remplir les gradins d’un stade de football…

Toutes ces familles font écho à celle du cinéma documentaire marocain qui se construit au fil des éditions, élargissant le cercle des spectateurs et des professionnels qui se retrouvent à Agadir pour assister aux projections du FIDADOC et participer aux travaux de sa Ruche documentaire.

Enfin, comme tous mes collègues, j’ai évidemment une pensée émue pour feu le critique Mostafa Messnaoui qui sans jamais être venu au FIDADOC, faisait partie de sa famille, par ses conseils toujours précieux et ses encouragements permanents à relever le défi de l’exigence dans notre pays.