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Editos

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Salah El Malouki, Président de la Commune d’Agadir

2008-2018. La commune d’Agadir est fière d’accueillir le FIDADOC depuis 10 ans, une manifestation cinématographique dont le programme de projections s’adresse à toutes les couches de sa population et irrigue tout son territoire, mais aussi contribue à son rayonnement international à travers ses activités à vocation professionnelles comme l’atelier de formation à la coproduction « Produire au sud Agadir-Sahara » qui s’inscrit dans la convention de coopération entre les villes de Nantes et d’Agadir.

Bon anniversaire au FIDADOC et longue vie, afin que le festival et son équipe poursuivent et amplifient leur action de démocratisation culturelle en faveur de tous les publics et de formation et de professionnalisation au service des créateurs marocains, africains et arabes.

Hind Saïh, présidente du FIDADOC

Cette année nous célébrons la dixième édition de FIDADOC. Dix ans c’est long et c’est court…

C’est long car il a fallu mourir, puis renaitre et durer dans le temps. Il a fallu se renouveler sans cesse, apprendre de ses erreurs, rester exigeant, répondre au mieux aux attentes du public, permettre de rêver, continuer à se faire plaisir et à donner du plaisir et conserver la bienveillance et la  convivialité de l’accueil.

C’est court pour avoir contribué grandement à former une génération de cinéastes du réel. Et nous avons l’immense joie de voir aujourd’hui plusieurs de nos résidents de la ruche documentaire, avoir achevé d’excellents films, accueillis avec enthousiasme et récompensés dans de prestigieux festivals internationaux. Ils ont ainsi réussi à affuter leur regard, pour nous le donner à voir, fondamentalement subjectif et ainsi, nous aider à aiguiser le notre. Car l’enjeu du documentaire ne consiste pas à rester à distance des choses. Il est très important de reconquérir notre propre regard personnel sur le monde. Et c’est là, l’une des vertus du cinéma documentaire.

Notre ambition est de favoriser l’expression d’une culture documentaire au Maroc et de contribuer activement à construire notre patrimoine audiovisuel et à en montrer une image lisible et authentique. Les œuvres produites font partie de notre histoire. Elles témoignent, pour les générations à venir, de notre présent. Le FIDADOC a réussi à devenir au Maroc et à l’étranger un lieu unique, identifié, emblématique du partage de l’expérience documentaire qui permet des échanges et une réflexion particulièrement nécessaires.

Je salue la fidélité et l’accueil chaque année plus grand du public de la ville d’Agadir et de toute la région Sous Massa qui reçoit le Festival et ses activités à travers ses projections ambulantes. Je salue tous nos partenaires, sponsors, associations, bénévoles ou enseignants. La valeur de leur engagement n’a d’égal que la combativité de l’équipe du FIDADOC. Ensemble, ils témoignent d’un dynamisme et d’une témérité qui forcent le respect.

Je souhaite enfin, la bienvenue à nos invités et festivaliers pour célébrer un anniversaire qui sera exceptionnel et inoubliable pour tous !

Hicham Falah, délégué général du FIDADOC

Le FIDADOC a 10 ans.

Un anniversaire que l’on n’a pas eu le temps de voir venir, tant a été fait et tant restant à faire.

Une 10ème édition qui sera l’occasion de mesurer la contribution du FIDADOC au renouveau du cinéma documentaire au Maroc, en  créant des passerelles entre le présent et le passé de notre cinématographie, notamment avec ses pionniers à travers un ciné-concert totalement inédit qui sera un des moments forts du festival. Un anniversaire qui mettra à l’honneur des femmes de combat, qu’elles soient sur l’écran ou derrière la caméra. Quoi de plus naturel pour la seule manifestation cinématographique marocaine fondée par l’une d’entre elles ? Voilà pourquoi, nous avons choisi pour cette 10ème édition, une marraine qui elle est aussi une pionnière. L’auteure d’un film qui reste unique dans notre production nationale, dont le souvenir reste indélébile, gravé dans les mémoires de toutes celles et tous ceux qui l’on découvert il y a précisément 20 ans au Festival National du Film de Casablanca en 1998. Première documentariste et première femme réalisatrice à recevoir le Prix du meilleur film marocain pour « Dans la maison de mon père », Fatima Jebli Ouazzani incarne ce courage comme l’incarnait la fondatrice du FIDADOC, feue Nouzha Drissi. Nous sommes particulièrement fier de permettre à ce chef d’œuvre de rentrer au port et heureux que son auteure vienne à Agadir partager sa flamme pour le cinéma avec les dizaines d’apprentis cinéastes que nous accueillons chaque année au festival, en majorité des jeunes femmes, pour qui elle est la grande sœur qu’elles ne connaissent pas encore. Depuis le grand Prix « Nouzha Drissi » attribué l’an dernier aux « Héritiers de la colline » du cinéaste malien Ousmane Samassekou, d’autres bénéficiaires du programme de formations et d’accompagnement de projets du FIDADOC ont connu des parcours exceptionnels comme l’égyptien Mohamed Siam (« Amal » » film d’ouverture de l’IDFA à Amsterdam) ou la marocaine Hind Bensari («We could be heroes » vainqueur de la Compétition internationale de Hot Docs à Toronto), nous sommes convaincus de n’avoir pas besoin d’attendre 10 ans pour goûter le miel de la Ruche documentaire du FIDADOC et découvrir les œuvres à venir des petites sœurs de Fatima Jebli Ouazzani.