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Editos

Hind Saïh, présidente du FIDADOC

A l’aube de la 11ème édition du FIDADOC, il est naturel de consulter le chemin parcouru depuis une décennie. Et j’avoue ici, que la fierté le dispute à l’émotion.

La fierté d’avoir réussi à imposer le FIDADOC, dans la ville d’Agadir, une plateforme incontournable pour le cinéma documentaire au Maroc, reconnue et soutenue à échelle internationale pour le sérieux et la qualité de ses activités.

L’émotion d’en voir le résultat concret avec l’aboutissement de plusieurs films documentaires, développés au sein de notre programme de formation et d’accompagnement artistique. Nous sommes très fiers d’en présenter trois en compétition cette année.

La résidence d’écriture panafricaine de notre Ruche documentaire a permis à une nouvelle génération de cinéastes marocains et plus largement africains, de voir le jour. La vitalité et la force de leur cinéma en témoignent.

Les rencontres professionnelles, ouvrant à la coproduction sont consolidées pour la 3ème année consécutive par l’atelier « Produire au sud Agadir » organisé avec nos partenaires du Festival des 3 continents de Nantes.

S’emparer du documentaire, comme outil de création et de réflexion est la mission du FIDADOC. C’est une mission délicate et généreuse, qui revient également à constituer un patrimoine et un héritage visuels de qualité pour les générations à venir.

Cette mission n’est possible que grâce au soutien engagé de nos partenaires, locaux et internationaux et grâce à l’engouement d’un public régional et national grandissant pour le cinéma documentaire.

Hicham Falah, délégué général du FIDADOC

Le miracle du cinéma documentaire ?

C’est celui de se réinventer en permanence, en puisant aux mêmes sources : la curiosité, la générosité, l’écoute. C’est partir à la rencontre de l’autre, en utilisant les nouveaux outils techniques à sa disposition, en expérimentant différents modes narratifs dans un même film.

Comme le veut l’esprit du FIDADOC, la sélection de cette 11ème édition accueille majoritairement des jeunes talents, qui pour plusieurs d’entre eux ont bénéficié de notre Ruche documentaire.

Comme leurs ainés, Jean Rouch ou Johan Van der Keuken, ces cinéastes sont perpétuellement en mouvement, dans le sillage de protagonistes aussi extraordinaires par leur courage et leur persévérance au quotidien, que ordinaires au moment d’affronter leurs doutes.

Ces femmes et ces hommes sont des poètes, des cheminots, des bergers et des bergères, une boxeuse et son entraineur, ils ont tous la langue bien pendue, quoi qu’ils puissent leur en coûter, prises de risques devant et derrière la caméra rimant le plus souvent avec surprise, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Nous souhaitons donc beaucoup de plaisir au public du FIDADOC et à tous nos invités, un beau voyage sur des chemins de traverse qui les emmèneront du sud du Maroc à la Laponie, des plaines de Hollande à l’Amazonie, du port de Naples à la Mer Rouge, des confins du Sahel à la bande de Gaza.