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Le mot de la directrice
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La 2nde édition du Festival
International de Documentaires s’est
close le samedi 14 novembre 2009 en
présence du Président de la commune
urbaine d’Agadir et de son bureau.
L’ACEA, organisatrice du FIDA DOC se
réjouit de la présence d’un public
fidèle et de plus en plus nombreux,
un public très curieux et demandeur
qui s’est enrichi des débats avec
les réalisateurs et autres
professionnels présents.
Le FIDA DOC a accueilli plus de 80
invités dont une moitié de
l’étranger et une moitié constituée
par des professionnels marocains :
journalistes, réalisateurs et
producteurs ont partagé la grande
fenêtre sur le monde qu’offraient
tous les documentaires venus du
monde entier
Le FIDA DOC confirme son ambition de
créer une plateforme d’échanges
Sud-Nord, avec un marché du
documentaire : pour preuve l’achat
par la chaîne du Documentaire
Planète d’un film marocain « Sur le
fil » de Wahid Al Moutanna et autres
projets en cours.
La table ronde organisée en
partenariat avec Natureparif,
l’agence Française pour la
protection de la nature et de la
biodiversité a été un franc succès :
institutions, associations,
coopératives et public curieux ou
spécialiste, étaient présents pour
débattre toute la journée des enjeux
de la biodiversité et plus
particulièrement de la protection de
l’arganier.
D’ores et déjà, date est prise pour
renouveler ce partenariat lors de la
3ème édition pour faire un bilan des
actions qui auront été menées sur
base des accords entre institutions,
notamment le conseil régional Souss
Massa Drâa et associations locales.
Les débats qui ont suivi nos
programmes thématiques dédiés aux
questions d’environnement et de
développement durable, ainsi qu’aux
droits des enfants ont rassemblé
plusieurs centaines de spectateurs.
Parmi eux, des étudiants, des
membres et/ou dirigeants
d’association concernées, des
représentants d’administration venus
rencontrer et interroger les
réalisateurs, mais également
débattre entre eux.
Parmi les discussions les plus
notables, on retiendra celles qui
suivirent les projections du Beurre
et de l’argent du beurre et des
Damnés de la mer. Le premier film a
permis à des acteurs locaux du
commerce équitable de confronter
l’expérience pour le Karité au
Burkina avec la mise en place de
filières du même genre pour les
fruits de l’Arganier. La diffusion
du second a donné l’occasion à des
représentants du syndicat de la
pêche hauturière de s’exprimer sur
la situation difficile de leurs
collègues, dénoncée par le film de
Jawad Rhalib, ainsi qu’à d’autres
professionnels en activité ou à la
retraite de témoigner des mutations
que la pêche marocaine a vécu au
cours de ces trente dernières
années.
C’est un public majoritairement
jeune qui est venu assister aux
projections de Blooming Business et
Mirages d’un Eldorado, deux films en
compétition recoupant la thématique
de
notre table ronde sur les enjeux de
la Biodiversité. Un public attentif
et critique qui n’a pas hésité à
questionner sans complaisance des
réalisateurs « occidentaux » sur la
motivation et leur démarche au
moment de filmer les conséquences
dramatiques dans les pays en voie de
développement, de l’activité de
multinationales originaires de la
même région qu’eux.
La journée de samedi consacrée au
vingtième anniversaire de la
Convention internationale des droits
des enfants a rassemblé un large
public pour débattre de réalités
souvent occultées de l’espace public
comme la pédophilie, traitée par le
jeune réalisateur marocain Salah
Eddine Arrissane. Plusieurs
intervenants ont insisté sur la
nécessité d’utiliser beaucoup plus
l’audiovisuel comme outil de
sensibilisation au sein des
établissements scolaires, mais
également pour interpeller les
autorités concernées par de telles
problématiques sociales.
Les séances scolaires pour les 8-12
ans ont réjoui quelques centaines
d’écoliers venus d’écoles publiques
et privées : le réalisateur Tunisien
Anis Lassoued et Aammi Driss ont pu
les amuser, répondre à toutes leurs
questions aussi perspicaces que
naïves leur permettant un nouveau
regard sur le monde, une nouvelle
perception du cinéma et
particulièrement des images dont ils
se nourrissent tous les jours.
Parallèlement, les ateliers
d’initiation à l’écriture
documentaire ont bénéficié à plus de
20 étudiants de la ville et de la
région.
Enfin, le Cinéma Numérique Ambulant
a encore une fois réuni en plein air
tous les soirs dans différents
quartiers à Agadir et à l’extérieur
de la ville quelques milliers de
spectateurs heureux de découvrir du
Buster Keaton et de voir divers
documentaires sur la Maroc réalisés
par des marocains vivant à
l’étranger.
La famille FIDA DOC s’agrandit tant
au Maroc qu’à l’étranger et Agadir
se prépare d’ores et déjà pour la
3ème édition qui aura lieu du 09 au
13 novembre 2010.
Au plaisir de vous y retrouver.
Nouzha DRISSI
Directrice du FIDA DOC’SOUSS
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